Loyse Revillet

Publié dans Portrait.

Depuis toute petite, j’ai le souvenir d’être tout le temps en train de courir au lieu de marcher !

D’origine gruérienne, je suis arrivée à Genève à l’âge de 5 ans.

A l’adolescence, je me suis inscrite à la FSG de Carouge et, jusqu’en 1971, j’ai pratiqué l’athlétisme et la gymnastique; à cette époque cela s’appelait de la « gym active ».

Ensuite, mariée, je suis partie vivre 5 années à Meilen, belle commune de la Côte d’Or du lac de Zurich. Là-bas, je me suis inscrite à la section locale de gymnastique et j’ai commencé à faire de la GRS (gymnastique rythmique sportive), sport beaucoup plus artistique que la gymnastique traditionnelle et qui me plaisait beaucoup.

A mon retour à Genève, trop âgée pour pratiquer la GRS, je me suis mise à la course à pied en courant toute seule au bord de l’Arve pour apprécier le fait d’être dans la nature.

Lors de cours du soir, j’ai rencontré Françoise, une sportive accomplie, qui m’a invitée à rejoindre son groupe de coureurs, les Gobe-Bitume, qui s’entraînait les lundis, mercredis et vendredis midi à Champel.

Ainsi, depuis une quinzaine d’années que nous courons ensemble, de solides liens d’amitié se sont noués (je pense à Corinne, Catherine, Françoise, Michel, Jean-Pierre, Jacques, François et les autres, qui j’espère ne m’en voudront pas de ne pas les nommer) et nous avons toujours beaucoup de plaisir à nous rencontrer, également pour des sorties extra-sportives, telles que concerts ou spectacles.

Concernant les courses, après avoir effectué la Montée du Salève, ainsi que Morat-Fribourg avec les Gobe-Bitume, j’ai aussi été tentée par le marathon.

D’abord celui de Paris en me pointant à la mi-course pour rejoindre sans dossard (ne m’étant pas inscrite) un groupe de stadistes et, ainsi, coacher certains que j’ai accompagnés jusqu’en vue de l’arrivée.

Puis, en 1997, l’année de la victoire de Franziska Rochat-Moser, j’ai fait et terminé le mythique marathon de New York : sous la pluie, j’ai réussi à aller jusqu’au bout grâce au soutien de Christine Rodenas avec qui j’ai couru les 42 kilomètres.

Enfin, en 1998, une dernière expérience, extraordinaire pour l’ambiance chaleureuse et festive, fut celle du marathon du Médoc : le parcours nous fait passer à travers le vignoble de château en château avec dégustation à chaque étape. A ce régime, je n’ai pu dépasser les 18 kilomètres !

Maintenant, je ne cours avec mes amis Gobe-Bitume que le mercredi à midi et m’entraîne (seule) le dimanche matin. Je regrette seulement que notre groupe se rétrécisse faute de nouveaux arrivants compensant les fidèles qui doivent arrêter pour cause de blessures ou autres. Peut-être est-ce dû au fait que l’on s’entraîne les mercredis à midi et que cela ne convient pas à beaucoup de personnes! Pourtant, à cette heure-là, on rencontre pas mal de coureurs… qui courent pour leur propre compte.

Notez aussi que pendant plus de 20 ans, j’ai pratiqué le yoga. Cela m’a permis de garder toute ma souplesse alors que la course à pied rend la musculature un peu dure ! Par ailleurs, je suis un cours hebdomadaire de gymnastique dans un club de montagne et tous les matins, j’en fais également chez moi.

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