Mieux vaut tard que jamais...

Écrit par Samuel via Jessica. Publié dans Articles.

Des textes pour la Cendrée il n'y en a pas beaucoup alors même si celui-ci à 6 mois de retard je suis contente de le mettre en ligne.

L'auteur Samuel Buman est maintenant depuis presque deux mois au Etats-Unis où il fait un échange. Tout se passe très bien. Au niveau de l'athlétisme, il fait un moins de pause lorsque il a voyagé. Il avait vraiment besoin de faire un bon break autant pour sa tête que pour ses jambes. Il a repris dernièrement avec de l'endurance. Il augmente gentiment la fréquence, la cadence et la distance des entraînements. Il a également pris contact avec la coach de l'équipe de cross de la Brown University qui est juste à côté de la sienne, mais l'équipe est complète. Il a malgré tout trouvé un groupe avec lequel il fait de l'endurance histoire de ne pas être tout le temps seul... Les sensations reviennent moins vite que les courbatures, mais c'est en progrès.

Il espère que tout va bien à Genève, que tout le monde est satisfait de sa saison ou en tout cas très motivé pour la suite...

 

 

La fin de saison est arrivée. Le temps d’un repos bien mérité pour la majorité des athlètes. On repasse en revue la saison, on se fixe de nouveaux objectifs. C’est le moment que j’ai choisi pour vous faire revivre le camp de Pâques, car oui, l’heure de la dernière chance est arrivée…

 

Et je dois vous avouer d’emblée que de repenser aux entraînements de gainage sur une terrasse ensoleillée est plus qu’agréable dans ce froid grandissant. Ou encore de s’imaginer en train de manger des pâtes, sous un soleil de plomb, tout en scrutant l’horizon, pour apercevoir les neiges éternelles de la lointaine Corse. On était vraiment bien dans ce petit hôtel en bord de mer, pas encore assailli par les cohortes de touristes venu se reposer. La plage était notre et la mer s’offrait au plus courageux d’entre nous…dont Pierre fait évidemment partie. Chaque dîner nous offrait la possibilité de s’exercer à l’italien afin de rendre la distribution des plats, préalablement choisi, plus aisée. Mais il me semble, que même le jour où l’on sera tous bilingues, ça restera un exercice compliqué. Seule Estelle, gênée par un problème buccal, pouvait réellement prédire ce qu’elle allait avoir à manger. Parfois, même les tables environnantes à la notre pouvaient être très surprise par le plat qui leur était servit… Mais malgré ces joyeuses péripéties, l’on a toujours très bien mangé et en quantité plus que suffisante. Ce qui est tout de même très important lorsque que l’on est en camp d’entraînement ! Et si d’aventure, il nous fallait quelque chose de cette cuisine, nous pouvions compter sur Karim qui pouvait atteindre le cœur de cette dernière d’un simple clin d’œil…

 

Après un bon repas et une sieste réparatrice, l’heure des réjouissances était venue. La pinède, qui se trouve à quelques centaines de mètres de notre camp de base nous offrait un cadre d’entraînement parfait. Le sol tendre permet de préserver nos muscles et tendons, et les effets du soleil sont atténués par la canopée des pins maritimes. Un décor bien intime pour courir, compte tenu du fait que les promeneurs étaient en nombre raisonnable. Et cela valait mieux ainsi, car une fois que Marco avait enfourché son vélo de fortune, montre en main, rien ou presque ne pouvait nous arrêter…et le rythme s’accélérait continuellement. Mais c’est là rien qu’une des façons à travers laquelle on aurait pu effrayer d’éventuel promeneur… La chaleur du climat ainsi que les bras de mer qui s’avancent dans les terres donnèrent l’occasion aux aventuriers de tous poils d’exercer leurs talents !

 

La piste de Tirrenia nous accueillit également pour deux entraînements de résistance qui nous poussèrent dans nos derniers retranchements, tant sur le point physique que psychologique. Car de la motivation, il en a fallut pour se lancer sur le tartan continuellement lavé par des trombes d’eau. Lors de la deuxième expédition, bien que les conditions météorologiques étaient plus clémentes, l’entraînement était à la hauteur des athlètes, au point que le matériel, le bracelet de la montre d’Alex, céda en plein virage!

 

Après tous ces efforts, le réconfort. Une bonne virée en bus dans un décor de carte postale suivit de massages savamment prodigués. Ah les massages, que serait un camp d’entraînement sans ces moments de récupération. Et, quand le tout se fait en musique, je vous assure, les effets en sont encore décuplés. Un grand merci à Nathalie et à Claude Rapin pour ce moment de culture et de détente. Mais le réconfort c’est aussi les glaces avalées en quantité, les débuts d’après-midi à jouer sur la plage et les soirées à déambuler dans les rues de la station en éveil. On y a exercé les pas de salsa appris sur le toit de l’hôtel, et occasionnellement bu Chianti et bière en très quantité raisonnable selon nos origines, écouté avec entrain Bob Sinclair et Maracaibo. Le tout se finissant parfois face à la mer, juste pour respirer l’embrun marin. La nuit avait souvent envahit la petite citée lorsque nous allions dormir. Que peu de monde était alors capable de rester éveillé plus longtemps…

 

Je voudrais tous vous remercier, entraîneurs, organisateurs, masseur, athlètes et accompagnants pour cette semaine au bord de la mer méditerranéenne. Ce camp était pour moi, malgré que je ne suis pas à mon coup d’essais dans le domaine, une totale découverte. En premier, une découverte de vous tous, sous un nouveau jour ou tout simplement car je ne vous connaissais pas beaucoup. Une découverte du lieu qui est vraiment exceptionnel pour s’entraîner. Une découverte de l’ambiance, car je dois avouer que l’un des facteurs qui m’a le plus surpris dans ce camp c’est le caractère familial. Je vous assure que c’était une bonne surprise. Malgré des problèmes évident de forme, j’ai passé un camp très agréable et je me réjouis du prochain…et de l’américaine !

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