Les News du Stade Genève

EcoTrail à Stockholm (17 juin 2017)

Écrit par Pierre-André d'ARBIGNY.

Une  grande localité comme Stockholm est capable d'offrir un tracé vert en plein centre ville. Tout le long de ce parcours culturel les participants sont amenés à courir sur la terre royale de Djurgården tout en restant à proximité de l'eau avec en ligne de mire le centre de Stockholm.

Tous les coureurs reçoivent un petit sac déchets, une station de tri sélectif sera présente sur chacun des ravitaillements.

Toutes les mesures sont mises en place pour réduire l'impact de l'événement à son minimum.  

Caroline  D'hooge tu as participé récemment à l’EcoTrail à Stockholm sur une distance de 80km, raconte un peu !   

Cela faisait un moment que je souhaitais m'expérimenter sur une longue distance. Un ami m'a parlé du concept des EcoTrails, il s'agit d'une distance de 80 km avec peu de dénivelé (Stockholm 1350m) et principalement sur des sentiers natures. L'EcoTrail me semblait raisonnable pour une première expérience dans ce domaine. 

Je n'ai pas réellement eu le temps de m'y préparer, je m'y suis inscrite 6 semaines avant et j'avais d'autres courses de prévues durant ce laps de temps. J'ai tout de même fait un footing de 30km 3 semaines avant histoire de prendre le pas. On ne part pas sur un 80km comme sur un 10km, il ne faut pas s'emballer sur la vitesse :-) 

Le jour J je suis arrivée sereinement sur la ligne d'arrivée, mon objectif était de "juste" finir les 80km. 

Je ne connaissais pas Stockholm, sur ces quelques km j'ai pu découvrir cette très jolie ville, ses parcs, ses forêts, ses reliefs et ses bords de mer imbriqués de part et d'autres dans la ville. L'ambiance entre les coureurs, les bénévoles, le public était chaleureuse et la température pour un pays du Nord était assez chaude. 

Ayant déjà courru 2 marathons, jusqu'au 40 ème km les km passaient relativement vite, c'est au 60ème km que j'ai commencé à être moins confortable. A force de mouvements répétitifs, des douleurs au psoas, à l'ischion-jambier et à l'épaule sont apparues. C'est à ce moment là que le mental doit prendre le dessus. Il n'a jamais été question d'abandonner. 

Je n'avais pas fait 60km pour m'arrêter si prêt du but. Je visais chaque ravito comme prochain objectif et mon dernier objectif est alors arrivé... La ligne d'arrivée. J'ai pu la franchir en sprint, merci les endorphines:)

Je me rappellerai toujours de ta venue aux Gobe Bitume en 2014, à force de d’entraînements et de volonté tu as fait d’excellents chronos dans plusieurs courses comme Morat-Fribourg, la Course de l’Escalade, etc. Aujourd’hui tu as intégré le groupe à Marco Jaeger, contente et fière de ton parcours ?

Je me rappellerai aussi toujours de mon arrivée au Gobe Bitume, tu m'avais chaleureusement accueilli Pierre-André. Je me suis très vite plue dans cette chouette équipe que sont les GB. Les entraînements et les conseils donnés par les coachs du mardi qualitatif m'ont permis de progresser et de me donner à chaque fois de nouveaux objectifs. 

Depuis peu, j'ai, en effet, intégrée le groupe de Marco Jaeger et Pierre Dallenbach. Je suis heureuse de pouvoir suivre leurs entraînements car je pense qu'ils porteront leurs fruits d'ici quelques mois. J'ai malheureusement du faire une coupure de quelques semaines suite aux blessures liées à l'EcoTrail. La reprise est imminente et ne sera pas sans peine je crains. 

Comme Sullivan Brunet tu as un travail difficile avec des horaires décalés, comment arrives-tu à gérer tes entraînements ?

En effet, combiner le travail et les entraînements, ça n'est pas toujours évident. 

Je suis infirmière aux soins intensifs aux HUG. Je travaille soit tôt le matin, soit tard le soir (jusque 23h), soit de nuit. C'est un peu compliqué pour avoir un rythme de sommeil récupérateur. Pour les entraînements, je vais au stade quand mes horaires me le permettent ainsi que le reste de la semaine j'effectue mes entraînements en solo. Je ne peux malheureusement pas suivre un plan d'entraînement "stricte". Je module les entraînements en fonction de mes horaires et la fatigue ressentie en conséquent. 

Au niveau de tes courses as-tu une distance de prédilection ?

Ces prochains mois j'ai envie de me concentrer sur la distance semi-marathon. Jusque là je m'aventurais sur toutes les distances. Des 4,4km d'Onex au marathon, et même aux 80km:-) Les entraînements ne sont évidemment pas les mêmes. 

Cette année, c'est chouette, il y aura la course du Duc, ça sera une première pour moi. C'est moins qu'un semi mais on s'y rapproche .   

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